30 août 2006
Y'a pas de raison
La majeure partie des blogs linkés ci-contre étant en pause plus moins longue pour cause de vacançage, fanéantisage et rupturages et retrouvages amoureux, je vois pas pourquoi je me crèverais à publier une suite tout de suite... (waouh)
D'autant que Flaubert travaille comme une brute, là.
Alors merdoku, REDIF POWA'
(parce que y ' a un an que je publiais ça et que ça me fait toujours rire, c'est déjà ça)
27 août 2006
Monsieur Bovary, c’est moi
« T’es pas venu que pour le sexe ? ».
… ? Sa bouche s’était détachée de la mienne, interrompant la montée en puissance de nos tours minutes. « T’es pas venu que pour le sexe ? ». La tuile, la question qui tue, l’interrogation honnie que j’avais réussi à éviter depuis trois mois de rencontres épisodiques, pensant même que la situation était claire. Pauvre naïf ! Trois mois, c’était juste le temps qu’elle avait jugé convenable à l’éclosion de cette bulle interrogative, le fameux « et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? » à laquelle je ne voulais surtout pas répondre. Parce qu’on ne fais rien, darling, rien d’autre que ça, enfin je veux dire rien de sérieux, rien de propre. J’éclatais d’un grand éclat de rire pas très franc, espérant briser ainsi d’un coup d’un seul toute velléité romantique. Mais elle ne rit pas, elle continuait à me regarder, en souriant même, tenant fermement sa question entre ses dents. Je tentai alors de jouer le mystère, je campai le garçon dur mais sensible, qui ne peut répondre à ce genre d’interrogation sous peine de fendre cette-armure-d’airain-sous-laquelle-se-cache-un-fragile-cœur,-qui bat,-qui bat, on est quand même pas des bêtes, hein, roarrr ?
« Hein, dis, t’es pas venu que pour ça ? ». Raté. Je la fixais dans les yeux comme on regarde un plafond. Elle revenait pourtant la charge, la gourgandine. Il lui fallait sa dose d’amour vrai, ou au moins, un petit certificat authentique de sentiment véritable. Il lui fallait pour pouvoir baiser l’esprit libre. Non pas au fond qu’elle attachât un intérêt sincère aux serments d’amours. Fallait pas me la faire. Mais ça lui permettrait sans doute de garder la tête haute pendant qu’elle aurait les fesses en l’air. Je pressai ma joue contre la sienne, espérant en sa croyance dans le langage du corps. Mais non, elle en avait soupé du langage corporel, de ses métaphores charnelles, de ses allitérations horizontales, de ses euphémismes fessiers. Plus d’euphémismes ! Du concret, du direct, de la parole… des promesses !
Ah, déveine ! Je me sentais tout intoxiqué par sa question. Le dégoût, de moi, un peu d’elle aussi faut bien le dire, de ces relations – parce qu’il n’y avait pas qu’elle, il y en avait, il y en a et il y en aurait d’autres – qui regardent plus les derrières que devant, le dégoût commençait à bien me venir à la bouche. Mal au cœur. On avait beau le mettre de côté celui-là, il revenait toujours se plaindre et infecter l’ensemble du bonhomme. J’avais un peu envie de planter là mon interrogatrice en chef, voire de lui en coller une petite pour lui apprendre à se mêler de mes affaires. Non. « On ne tape jamais » m’avait dit ma mère. « On peut fouiller dans son sac mais pas taper ». A moins que ce ne soit le contraire, je savais plus rien. Merci Maman.
Si elle y avait cru un tant soit peu à ses paroles d’amour au lieu de chercher à se donner bonne conscience, j’aurais presque pu réussir à éprouver de la honte. « Ecoute, oui, je ne suis venu que pour ça, pour mettre, pour foutre, pour baiser, tout ce que tu voudras, tant et plus. Je ne suis qu’un immense porc qui ne mérite même pas de fouler de son séant le cuir râpé de ton Ikéa. Non, non, adieu, tu as raison, je m’en vais. Surtout pardonne-moi, je t’en prie. Ce n’est pas ma faute. Ce n’est pas ma faute. » Vlam. Rideau. Bravos ! Le Molière, c’était sûr.
Mais non rien de tout cela. Pas de cérémonie. Que du dégoût. Et c’est terrible cette affaire, on sait que tant qu’on sera pas allé au bout, tant qu’on aura pas vomi, pour dire les choses comme elles sont, il ne passera pas, le dégoût. Qu’il va falloir se coller deux doigts au fond de la gorge pour que le petit paquet de pas bon sorte…
« Hein, dis… » Elle me pressait maintenant, en agitant très fort ses incroyables cils recourbés. Elle voulait faire jaillir la larme ma comédienne de patronage, rendre l’instant bien baveux, bien suintant. Mais non. Rien. Sécheresse saharienne. Les yeux espérément secs. « Comme ton cœur », me dis-je à moi-même un rien grandiloquent, pour me donner le courage de lui asséner simplement – lover style mode on - : « Bien sûr que non » (salaud ordure de pourriture de mec à quéquette). Ça avait dû lui suffire. Elle avait remis sa langue dans ma bouche tout en tentant de dégrafer mon merveilleux pantalon à carreaux – boutonnage latéral, à proscrire la prochaine fois – tandis que j’éprouvais bien moins de peine à faire glisser une non moins merveilleuse culotte H&M, sélectionnée sans doute avec soin, ni trop, ni trop peu, bien bien bien bien bien…
Téléportation.
Edit : C'était le 100ème post de ce bloug. Si c'est pas touchant.
22 août 2006
TEASE c'est du bon
Flaubert Style "on"
BIENTOT ici
une super nouvelle que j'écris :
Monsieur Bovary, c'est moi
et que je finirai jamais comme pas mal de choses sur ce blog étant donné que les vacances c'est quand-meme terminé dans trois jours
Qu'on se le dise... (c'est pour que les gens y soyent pas trop surpris la prochaine fois qu'ils viennent voir des dessins trop rigolos et en fait a la place y'a rien qu'une histoire un peu rigolote avec des poils du sang et des croquettes quand meme)
21 août 2006
Ah coquinou
Le probleme d'un blog comme celui-ci, outre son incommensurable drolerie, c'est son nom... Ainsi, tous les pervers polymorphes, ados boutonneux et autres echauffes de la zigounette a la recherche de (je cite, pardonne-moi, toi, oui toi pour qui ces choses ne sont encore que champs de ble, sources limpides et caresses du soleil...) : "chates (sic) plein de sang" (toi t'es vraiment le pire), "chatte de Ludivine" (je l'ai pas vue non plus je te rassure), "chate à l'oeil" (quelle souplesse avec un T en moins), "chatte poils" (essaye couille aussi c'est bien) ... j'en passe et des meilleures, tous ces couillons au sens propre, le sens pas les couillons, donc, disais-je, s'en retournent aussi vite qu'ils sont venus, ejaculateurs technoides et precoces, sans meme laisser un petit commentaire...
Et ca, je trouve ca degueulasse, vraiment. Allez vous faire foutre ailleurs. Ah ah !
(Il n'aura pas echappe a ta sagacite que je t'ecris, oui, toi, non pas toi, toi, sur un clavier qwerty, et que ca me saoule de trafiquer pour avoir les accents. Je suis en vacances quand-meme)
11 août 2006
Je pars un peu...
Et à mon retour je déballe mes cadeaux d'un an que j'ai.
(y'en a pas beaucoup mais ils sont tout beaux - Merci Claire)
(Mais d'abord encaisser-mes-chèques-faire-ma-valise-ranger-un-tant-soit-peu-envoyer-mon-courrier-mettre-la-voiture-au-garage-faire-une-italienne-charger-mon-mp3-charger-les-films-... Et merde plus envie de partir !)
07 août 2006
Ses yeux...
04 août 2006
Ludivine
Le pire est que je ne connais pas de Ludivine. Mais c'est sans doute un de mes plus grands chagrins d'amour... en rêve.
03 août 2006
Personne pas même la pluie n'a d'aussi petites mains...
" Ton moindre regard aisément me déploie
Personne, pas même la pluie, n'a d'aussi petites mains..."
E.E. Cummings.
01 août 2006
Les Amours...
perdues ne se retrouvent plus. Par contre j'ai retrouvé ma montre.
Ce qui est vachement plus pratique pour savoir l'heure, alors qu'une amoureuse ça fait perdre du temps et puis c'est tout.
SUMMER AIGREUR ON















